Pourquoi « Je Suis Youkoulélé » ? L'histoire derrière le nom de ma marque
On me demande parfois d'où vient le nom Je Suis Youkoulélé.
Il intrigue, fait sourire, questionne. Certains pensent qu'il fait référence à un instrument de musique. D'autres imaginent un surnom ou un mot inventé. Pourtant, derrière ces trois mots se cache une histoire profondément personnelle, une histoire qui a façonné la femme que je suis aujourd'hui et, plus tard, la créatrice que je suis devenue.
Avant d'être créatrice de bijoux, j'ai été infirmière. Pendant des années, j'ai accompagné, écouté, soigné les autres. J'aimais profondément ce métier, mais derrière cette vocation se déroulait aussi un autre combat, beaucoup plus intime.
Pendant plusieurs années, j'ai traversé un long parcours marqué par l'attente, les doutes, la douleur et l'espoir. Un chemin que beaucoup de femmes connaissent sans toujours pouvoir le raconter avec des mots. Ces années m'ont transformée. Elles m'ont appris la patience, la persévérance, mais aussi l'importance de s'accrocher à quelque chose de plus grand que soi lorsque tout semble incertain.
C'est durant cette période qu'est apparu ce mantra étrange et pourtant si précieux : « Je suis Youkoulélé ».
Pourquoi ces mots ?
Je serais incapable de l'expliquer rationnellement. Je sais simplement qu'ils se sont imposés à moi comme une évidence intérieure. Lorsque les doutes devenaient trop lourds, lorsque l'attente semblait interminable, je répétais ces mots. Ils étaient devenus un refuge, un point d'ancrage, une manière de me rappeler que mon histoire ne se résumait pas à l'épreuve que je traversais.
Puis la vie a continué son chemin.
Le 23 novembre 2018 est une date qui restera à jamais gravée dans mon histoire personnelle. Une date qui a profondément bouleversé ma façon de voir la vie, la souffrance, l'amour et l'espérance. Cette expérience a renforcé en moi une conviction : certaines épreuves nous transforment à jamais, mais elles peuvent aussi nous conduire vers des chemins que nous n'aurions jamais imaginés emprunter.
Quelques années plus tard, presque par hasard, j'ai découvert le micro-macramé.
Je ne cherchais pas à devenir créatrice. Je ne cherchais pas à créer une entreprise. Je cherchais simplement un espace où déposer mes pensées, mes émotions, mon histoire.
Et j'ai trouvé un fil.
Puis un nœud.
Puis un autre.
Au fil des heures passées à tisser, j'ai découvert quelque chose d'inattendu : le calme. Pour la première fois depuis longtemps, mon esprit s'apaisait. Chaque nœud me demandait de ralentir, d'être présente, d'accepter de ne pas tout contrôler. Le micro-macramé est devenu bien plus qu'une activité créative : il est devenu un chemin de reconstruction intérieure.
Petit à petit, les bijoux sont apparus.
D'abord pour moi.
Puis pour mes proches.
Puis pour des personnes que je ne connaissais pas, mais qui ressentaient quelque chose en découvrant mes créations.
J'ai alors compris que je ne créais pas seulement des bijoux. Je tissais aussi une partie de mon histoire.
Lorsque j'ai décidé de donner un nom à mon univers, je n'ai pas cherché un nom marketing, ni un nom tendance. Je voulais un nom vrai. Un nom qui porte du sens. Un nom qui raconte d'où je viens.
Le choix s'est imposé naturellement :
Je Suis Youkoulélé.
Parce que cette phrase m'a accompagnée dans les moments où je doutais de tout.
Parce qu'elle symbolise l'espérance lorsque le chemin paraît impossible.
Parce qu'elle me rappelle que nos plus grandes fragilités peuvent parfois devenir nos plus belles forces.
Aujourd'hui, lorsque je crée un bijou en micro-macramé, je ne pense pas seulement aux pierres, aux couleurs ou aux nœuds. Je pense au chemin parcouru. Je pense à la femme que j'étais, à celle que je suis devenue, et à toutes les personnes qui portent elles aussi leur propre histoire.
C'est aussi pour cette raison que chacune de mes créations est réalisée en un seul exemplaire.
Parce qu'aucun parcours de vie ne ressemble à un autre.
Parce qu'aucune histoire ne mérite d'être reproduite à l'identique.
Et parce qu'au fond, derrière chaque bijou Je Suis Youkoulélé, il n'y a pas seulement un objet fait main.
Il y a un morceau de vie.
Un morceau d'espérance.
Et peut-être, aussi, un peu de lumière.
